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Retour sur le 5 mai : la joie du peuple contre la morgue des puissants

Retour sur le 5 mai : la joie du peuple contre la morgue des puissants | Pierre-Yves Cadalen - France Insoumise

Le 07-05-2018 à 18:17

Ce samedi 5 mai, les rues de Paris étaient à l’image de la France qu’incarne le joli nom d’insoumission.

Elles étaient joyeuses, dansantes et regardaient vers l’avenir avec la confiance déterminée de celles et ceux qu’habite le sentiment de fraternité humaine.


Les modèles de résistance

Ces dernières semaines ont permis à la capacité de résistance des citoyennes et citoyens de se renforcer à l’observation de la puissante grève des cheminots, mais également des luttes déterminées pour la défense de l’hôpital public ou de l’enseignement, ou encore en regardant le combat courageux des salarié.e.s de Carrefour.


Le Président de l’égoïsme et de la cupidité

Le combat en cours n’engage pas uniquement tel ou tel secteur : c’est une attaque transversale à laquelle doit répondre une défense elle aussi transversale. Dans l’ensemble de la société française, la clarté d’un constat implacable se dessine : Macron est non seulement le Président des riches, mais il met en œuvre une politique de destruction du modèle social français. Il est le Président de l’égoïsme et de la cupidité contre les principes fondamentaux de solidarité et de partage des richesses qui seuls peuvent nous permettre de faire peuple. Lors de son entretien avec Jean-Pierre Pernaut, il avait eu cette formule ahurissante, mais qui dit tant de sa façon de penser : « les riches n’ont pas besoin de Président, ils se débrouillent très bien tout seuls ».


LREM ou le parti des hypocrites

Dans tout le pays, murmure, cri sourd ou coup de gueule légitime, de plus en plus de gens n’en peuvent plus : ça suffit ! Le mépris et l’arrogance de Macron et son équipe n’ont d’égal que leur hypocrisie crasse. Lorsqu’ils détruisent le code du travail, ils prétendent faire œuvre de justice sociale. Lorsqu’ils mettent en pièce le rail, ils prétendent le sauver. Lorsqu’ils jettent les migrants en rétention, avec leurs enfants, pour 90 jours, ils osent se repeindre en humanistes. Et la liste est loin d’être complète.
Le beau moment de la fête à Macron

C’était donc une très grande joie pour moi, pour toutes celles et ceux qui étaient là, ainsi que les autres qui n’avaient pu venir, de voir tant de monde se rassembler à Paris pour dire stop à Emmanuel Macron. Pour lui faire sa fête, en toute ironie et avec l’humour dont le sens échappe aux macronistes. Voici quelque temps que je n’avais pas participé à une manifestation aussi festive, et je n’ai pu m’empêcher de penser encore à ce qui me traverse lorsque j’anime ici ou là des réunions publiques : nous sommes le meilleur du pays, la force qui renvoie à des jours meilleurs, à la solidarité concrète aujourd’hui, à l’empathie, attachée à la vie commune qui donne sens à nos existences individuelles. On a ri, on a parlé, on a retrouvé des gens pas vus depuis longtemps, c’était un beau moment.


A Brest même, on faisait aussi sa fête à Macron !

A Brest, le comité de la fête à Macron avait décidé, étant donnée la situation géographique particulière de la ville, d’organiser un parcours pour qui ne pourrait se rendre à Paris. Il y a eu du monde, entre 600 et 1000 personnes. C’est réjouissant. J’ai pu constater à cette occasion que l’animateur du comité local LREM de Brest m’a demandé pourquoi j’étais à Paris plutôt qu’à Brest, comme une réaction tardive à l’entretien que j’ai donné dans le Ouest-France la semaine passée (https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/municipale-brest-cadalen-le-degagisme-se-verra-aussi-en-2020-5737605), où je rappelais combien son mouvement était le faux nez d’ambitions personnelles minables. Si jamais il lit ces lignes, je l’invite à réfléchir à d’autres arguments pour la vie politique locale dont il est supposé être l’un des acteurs. Brest mérite mieux que cette médiocrité.


Macron, le vieux monde à l’agonie

J’étais heureux, en tout cas, de retrouver nombre d’amis dans le cortège parisien, d’autres étant restés arpenter les rues de Brest où la joie semblait également de mise. Macron peut taper, taper sans relâche, il ne désarmera jamais nos sourires et nos imaginations. Il ne pourra rien au fait que le temps exige des politiques bien différentes que celles qu’il met en œuvre. Le vieux monde agonise avec ces vieilles politiques, dont le rejet passe par ce subtil mélange de révolte et d’humour qui a marqué le défilé samedi.


Vivement la 6e, vivement le 26 !

Que les macronistes ne s’y trompent pas : notre opposition pose aussi, définitivement, une alternative à leurs politiques violentes et destructrices. Dans un entretien à Marianne, Bruno Roger-Petit, communicant de Macron, met bien en évidence le délire monarchique qui entoure le Président en s’autorisant une métaphore délirante sur les bains de foule du Président : « Le Roi te touche, Dieu te guérit ». Que ces bigots autour du monarque se rappellent une chose, plus importante, le trône est toujours instable, et la main du peuple plus puissante que celle d’un très, très petit Napoléon. Vivement la 6e République.

On se retrouve le 26 mai pour le déferlement de la marée populaire !